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La Rubrique - La Sexualité Féminine : Le point G serait lié à la prostate féminine

Vous et votre sexualité


Le point G serait lié à la

Prostate féminine

Dans une récente chronique, j'affirmais que le point G n'existait pas vraiment. Le sujet très controversé occupe une large place dans les préoccupations des couples. Ce qui m'amène à l'aborder de nouveau, c'est une nouvelle information scientifique. À l'heure actuelle, les chercheurs associent cette zone érogène, le fameux point G, davantage à la prostate féminine (glande de Skene; voir image)1. Je vous propose donc d'explorer une fois de plus cette question, à laquelle j'ajouterai mon opinion de sexologue.

 

Une zone érogène

Ernst Gräfenberg (1950) a signalé pour la première fois l'importance érotique de la paroi antérieure du vagin. Il s'est davantage basé sur des intuitions que sur des recherches effectives. Ce n'est que plus tard que des chercheurs se sont intéressés à cette zone en la décrivant comme une structure uniquement glandulaire. Depuis, le point G ne serait pas à un endroit précis que l'on peut toucher du bout des doigts, mais plutôt une zone englobant une partie antérieure du vagin. (Réf: psychologie de la sexualité, 2003)

L'image démontre bien l'existence de cette glande. Or, il est tout à fait possible que cette prostate soit à l'origine de l'éjaculation féminine. Pour les femmes qui disent avoir éjaculé, peut-être allez-vous mieux comprendre le phénomène qui survient physiologiquement. Il s'agit de votre prostate féminine! Chez l'homme comme chez la femme, c'est par l'urètre que sont excrétées urine et sécrétion prostatique.

 

                     Parallèle entre le point G et la

          Prostate féminine

Les chercheurs ont confirmé qu'il existait plusieurs types de prostates féminines. Fait intéressant, le type de prostate «méatal, antérieur» est présent chez 66% des femmes. C'est le type le plus fréquent et Eichel (1997) mentionne l'importance de ce type de prostate pour l'obtention de l'orgasme coïtal, car pendant les mouvements coïtaux la partie antérieure de l'urètre féminin est stimulée par la pression et les mouvements des organes génitaux.

Eichel (1997) fait le parallèle avec le point G, zone qui serait située dans la partie antérieure, mais aucune donnée anatomique ne permet de confirmer l'existence du point G. Il faut comprendre qu'il s'agit d'une zone et que chaque femme y réagit différemment selon sa constitution physiologique. D'autres types de prostates féminines existent. Ce qui les différencie, c'est l'emplacement (postérieur (10%), antérieur (66%)), la présence ou non de tissus prostatiques et finalement pour certaines, c'est l'absence de glandes et de canaux (8% des cas n'ont pas la glande qui est sur l'image jointe à ce texte).

Une zone à explorer... Pas à s'y acharner!



Pour terminer, je pense que beaucoup trop de couples se mettent de la pression pour trouver le point G. Comme je le mentionnais, il ne s'agit pas tant d'un point, mais d'une zone qui lorsqu'elle est stimulée peut déclencher le réflexe de l'excitation génitale et procurer du plaisir sexuel. C'est d'abord la constitution anatomique de chaque personne qui est à considérer et ensuite il peut être possible pour certaines femmes de découvrir de nouvelles sensations.


Trouver le «point G» ne doit pas devenir l'objectif ultime des couples. Premièrement, beaucoup de femmes risquent d'être déçues parce qu'elles n'arrivent pas à le trouver. Deuxièmement, les sensations peuvent être différentes d'une femme à l'autre (envie d'uriner, douleur, chatouillement, excitation sexuelle…). Finalement, ne pas ressentir de sensations à cet endroit ne signifie pas que la zone n'existe pas, et ce, parce que chaque femme est constituée différemment.

J'ajouterais également que la majorité des femmes sont davantage portées vers leur clitoris que leur vagin. En ce sens, les récepteurs du vagin sont beaucoup moins sollicités chez ces femmes, ainsi les sensations peuvent être moins intenses que par la stimulation du clitoris. Il suffit parfois d'aller stimuler un peu plus cette zone pour réveiller ces récepteurs, sans pour autant que cela devienne une obsession. Il y a une différence entre aller explorer cette zone et s'y acharner.

 

Or, alterner entre cette zone et d'autres caresses corporelles vous permettra sûrement de découvrir de nouvelles sensations. Dites-vous qu'il y a bien d'autres endroits de votre corps à explorer pour accéder au plaisir sexuel!

                                      Source : Anik Ferron

 



23/01/2008
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