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La Rubrique - La Sexualité Féminine


03.03.2008 - Série La Sexualité Féminine : L'Art de la Masturbation Féminine

L'Art de la Masturbation

 Féminine

 

Les femmes aiment se donner du plaisir. Le rapport de la célèbre sexologue américaine Shere Hite, qui, dans les années 1970, a effectué une enquête auprès des femmes sur tout le territoire des Etats-Unis, l'a montré. Comment s'adonnent-elles au plaisir solitaire, c'est aussi ce que cette étude a cherché à savoir. Résultats et témoignages extraits du "rapport Hite".

 

 

 

 

Des 3 000 femmes ayant répondu, anonymement, à ce questionnaire qui faisait le tour de la sexualité féminine (orgasme, coït, clitoris, masturbation…), 82 % déclaraient qu'elles se masturbaient, et, parmi elles, 95 % parvenaient sans peine à l'orgasme chaque fois qu'elles le voulaient. Ce qui, d'après la sexologue, contredisait l'idée couramment admise que les femmes sont "lentes à démarrer", et qu'elles ont du mal à parvenir à l'orgasme. Pratiquement, l'enquête a permis de distinguer six types de masturbation (avec quelques variantes).

 

Dans la très grande majorité des cas (73 %), la femme excite manuellement la région clitoridienne et/ou vulvaire en étant couchée sur le dos.

 

"Je m'excite toujours de la même façon : mon doigt caresse mon clitoris et parfois j'enfonce en même temps un autre doigt dans mon vagin. Je ne caresse que ma zone génitale" ; "Je me masturbe en massant latéralement mon clitoris, doucement d'abord, puis en augmentant l'intensité de la pression. Je me sers de l'index (une seule main)" ; "mes doigts caressent mon clitoris et, de ma main libre, je gratte, tire, pince le bout de mes seins. Je me caresse alternativement de haut en bas et en rond. Mes jambes sont tantôt jointes, tantôt écartées. Je trouve particulièrement excitant d'immobiliser ma main et de continuer la friction en remuant mon sexe contre mon doigt".

La femme peut aussi se coucher sur le ventre (5,5 %).

 

"Je suis couchée sur le ventre, les jambes légèrement écartées et je me sers des deux mains, la droite appuyée sur le clitoris, la gauche serrée contre elle pour augmenter la pression. En remuant le bassin de haut en bas, modérément vite, j'obtiens la friction que je désire sur la région de mon clitoris" ; "Je me masturbe sur le ventre, les jambes jointes en pressant mon clitoris avec l'index et le médius des deux mains, l'une sur l'autre. Parfois je me caresse les seins ou les fesses d'une main, ou je glisse mes doigts dans mon vagin" ; "Je débute par une caresse circulaire du clitoris et de temps en temps je frotte de haut en bas, le clitoris serré entre deux doigts.

De la main droite je vérifie que mon vagin est bien mouillé et je me livre à un fantasme. Je continue de stimuler mon clitoris et je glisse deux doigts dans mon vagin" ; "Je maintiens sous moi le vibromasseur, plus ou moins fermement, en remuant mon corps sur lui".

 

Certaines femmes se frottent à un objet doux (4 %).

 

"Je fais avec le drap une petite boule à peu près de la taille d'un poing (je me servais de la tête de mon pauvre ours en peluche, mais depuis que j'ai passé l'âge de dormir avec un ours, je me contente d'une poignée de drap). Je me couche sur le lit, la boule appuyée sur mon clitoris. Puis je remue les hanches avec un mouvement circulaire jusqu'à ce que je jouisse" ; "Je ne me masturbe pas vraiment, je me frotte à peine contre le drap, pas plus…" ; "Je me masturbe d'habitude sur le coin d'une chaise, je me frotte, les jambes serrées. J'ai découvert cette méthode par hasard quand j'avais 4 ans" ; "Je me frotte lentement contre mon lavabo, en appuyant très fort mon pubis, la fraîcheur de la céramique m'excite beaucoup".

 

D'autres serrent leurs cuisses en cadence, de façon répétée (3 %).

 

"Je suis assise sur un fauteuil ou dans mon lit, et je me sers des muscles de la partie interne de mes cuisses. Je me concentre avec toute mon énergie sur la région de mon sexe" ; "Je frotte mes cuisses l'une contre l'autre, en général couchée, mais je le fais aussi en étant assise (au bureau, dans l'autobus, etc.). Le frottement exerce une pression délicate sur le clitoris".

 

Elles peuvent aussi masser leur région génitale avec de l'eau (2 %).

 

"Je dirige le jet de la douche vers mon clitoris, les jambes très écartées" ; "Je suis couchée dans la baignoire et l'eau du robinet tombe sur mon pubis, mon clitoris et mon vagin. Plus l'eau est chaude, plus la pression est forte, et plus je jouis vite". " Je dévisse la pomme de la douche pour que le jet sorte tout droit du tuyau. J'écarte mes petites lèvres pour exposer mon clitoris

Peu de femmes effectuent systématiquement une pénétration vaginale (1, 5 %) et plus de la moitié commencent par stimuler manuellement leur clitoris.

 

"Je pose un doigt sur mon clitoris et de l'autre main je fais aller et venir le goulot d'un bouteille en plastique dans mon vagin" ; "Mon mari remue un godemiché dans mon vagin pendant que j'appuie un vibromasseur sur mon clitoris" ; "Le plus souvent je remue les doigts dans mon vagin, de temps en temps je les laisse immobiles, toujours enfoncés".

Enfin, 11 % des femmes ayant répondu au questionnaire combinent plusieurs de ces techniques pour aboutir à l'orgasme.

"Je me masturbe de bien des façons. Sur le dos dans la baignoire, sur mon lit, sur un divan, sur le plancher et tout y passe… mes seins, mon ventre, mes cuisses, mes fesses, mon vagin et mon clitoris. J'adore rouler mon clitoris entre le pouce et l'index, un doigt dans le vagin et jouer avec mes seins et avec mes mamelons, que je trouve très beaux. En m'aimant ainsi je laisse vagabonder mon imagination. J'aime aussi varier mes caresses avec un vibromasseur".

Isabelle Delaleu


03/03/2008
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11.02.2008 : La Masturbation : Une Autre Façon De Se Faire Plaisir

La Masturbation :

 Une Autre Façon

De Se Faire Plaisir !

Mère de tous les vices autrefois, la masturbation suit son petit bonhomme de chemin à travers le temps même si, toujours source de honte et d’incompréhensions.
Aujourd'hui, elle n'est plus aussi scandaleuse, mais elle reste tout de même taboue. Alors pourquoi ne pas en parler ?

La masturbation est l'héritage d'éducateurs qui cherchaient à éloigner les jeunes de cette pratique. C'est aussi l'héritage des médecins du 18ème et du 19ème siècles qui expliquaient par la masturbation, toutes les maladies inexpliquées: les maladies nerveuses, les maladies sexuellement transmissibles, les cancers...
Est-ce une pratique normale ? Existe-t-il une fréquence conseillée? Toutes ces questions reviennent génération après génération. Si, si !
Le plaisir solitaire depuis des millénaires, suscite bien des interrogations. Voici quelques réponses apaisantes pour soulager votre esprit !
1. La masturbation s’adresse t’elle à tout le monde ?
Heureusement non, mais presque ! Tout le monde ne la pratique pas au quotidien ou à vie mais, elle concerne à un moment ou à un autre de la vie, une grande majorité d'hommes et de femmes. Ce n'est donc pas une affaire d'anormalité ou de fréquence spécifique.


    2. La masturbation, une pratique d'ados ?


Peut-être ! En fait, cette pratique ne concerne pas uniquement la jeunesse. Même adultes, certains célibataires ou pas, éprouvent de temps à autre le désir de « se faire plaisir »; « de se faire du bien » ce qui, ne signifie pas qu’il s’agit là de frustration. Pour certains adolescents, elle est même à une fréquence normale, épanouissante puisqu’elle permet de s’acclimater à l’activité sexuelle.

3. L'enfant qui se masturbe est-il pervers ?


Si vous surprenez votre petit frère ou enfant en pleine « découverte », ne le prenez pas pour un pervers ou futur détraqué sexuel. Mais faites-lui comprendre que ce n’est pas le moment ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l'enfant ne fait qu’explorer son corps…Vous êtes vous-même très certainement passez par là et cela n’a pas fait de vous un ou une obsédé(e) sexuelle

 

         4. Existe t’il une fréquence normale?


La fréquence varie selon les personnes. Certains aiment pratiquer la masturbation 1 à 3 fois par jour. D'autres n'y prennent plaisir que quelques fois par semaine ou par mois. D’autres encore, n'en éprouvent jamais le besoin ou l’envie. Mais dans tous les cas, on ne peut s’exprimer en terme de normalité ou d’anormalité! Quand elle devient véritablement chronique, c'est le signe d'un problème .Il faut réagir ! Le but n'est plus de se procurer du plaisir mais d'apaiser une tension, une angoisse, extérieure à la sexualité.


5. La masturbation est-elle mauvaise pour la santé ?


De fausses idées, il y en a ! Se masturber rend t’il sourd ? Envisagée comme un danger pour la santé pendant des siècles, la masturbation ne rend ni sourd, ni aveugle, ni stupide e encore moins fou. Elle n'est la cause d'aucun cancer, d'aucune stérilité ou maladie mentale !
6. Trop se masturber déforme t’il le sexe ?
La masturbation n'entraîne pas non plus une modification de la forme ou de la taille du sexe. Dommage pour ceux qui comptaient sur des centimètres en plus ! Petite parenthèse, à la fin de la puberté, la taille du sexe est définitive. Alors nul besoin d’asticoter « popol »
Alors, plus de préjugés ?

Source :Gaboneco

 


11/02/2008
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14.02.2007 : La Rubrique - La Sexualité Féminine : A - L'excitation permanente mène à la dépression

La Rubrique – La Sexualité  Féminine :

 

A - L'Excitation Permanente

Mène à la Dépression

 

 

Certaines femmes sont victimes d'une excitation sexuelle permanente, sans lien avec un quelconque désir. Ce syndrome d'excitation génitale permanente (Persistent Genital Arousal Disorder ou PGAD) poussent certaines femmes à la dépression.

 

Excitées en permanence, sans pour autant avoir des pensées érotiques, certaines femmes sont atteintes d'un syndrome rare, qui peut faire a priori sourire. Pourtant, elles vivent un véritable enfer.


Une nouvelle étude montre que ces femmes souffrent souvent de dépression, d'anxiété de crises de panique. Cette condition s'accompagne souvent d'un sentiment de frustration, de culpabilité, d'anxiété et de détresse.


Bien que la fréquence de ce trouble reste inconnue, elle pourrait être moins rare qu'initialement prévue. Pour preuve, des centaines de femmes ont participé à une récente enquête en ligne les invitant à étudier leur condition.


"La plainte d'excitation génitale permanente mérite une attention particulière des chercheurs car ce syndrome s'accompagne d'une grande détresse psychologique, alors que la cause et le traitement de ce problème restent inconnus" déclare le Pr. Sandra Leiblum, principal auteur de l'étude et ancienne présidente de la société internationale pour l'étude de la santé sexuelle des femmes.

Les résultats de cette étude suggèrent que la majorité de ces femmes présentent un stress préexistant à la survenue de ce trouble. Cependant, "ce syndrome n'est pas un trouble 'uniquement dans la tête' et ces patientes méritent d'être écoutées avec empathie et une attention particulière à leurs symptômes et à leur histoire" souligne David Goldmeier, co-auteur de l'étude.

 


"Bien que cette étude n'ait pu identifier aucune maladie physique ou médicament comme à l'origine de ce syndrome, j'inviterais ces femmes à consulter". Irwin Goldstein, rédacteur en chef du Journal de médecine sexuelle conclut en soulignant que "des femmes de tous les âges, de l'adolescence à la ménopause, souffrent actuellement de ce problème sexuel. Plus d'efforts de recherches sont nécessaires afin de mieux comprendre et traiter cet état sexuel peu commun".

Source : Gaboneco

 

 


14/12/2007
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26.08.2008 - La Sexualité Féminine : 10 Vérités Sur Le Plaisir Féminin

La Rubrique - La Sexualité Féminine:

10 Vérités Sur Le

Plaisir Féminin

 

Un nouvel éclairage projeté sur le

fameux continent noir, c'est ce que propose le

 sexologue Philippe BRENOT dans

son livre « Le Sexe et l'Amour »*.

S'appuyant en particulier sur son expérience clinique, il

donne une lecture du plaisir féminin qui balaye beaucoup

 d'idées reçues.

Voici dix vérités bonnes à dire qui

devraient permettre aux femmes de « déculpabiliser les gestes les plus simples de la vie intime » et de booster leur plaisir. Pas de recherche de performance, mais une invitation à vivre sa sexualité, son univers amoureux et érotique de la façon la plus personnelle et la plus intense possible.

Le plaisir dépend de soi. Formule lapidaire et paradoxale, puisque faire l'amour suppose d'être deux à échanger du plaisir. Mais l'échange ne peut se faire qu'en se concentrant d'abord sur ses propres sensations et en confiant à l'autre son ressenti. Etre active, c'est parler à son partenaire, lui dire ce qu'on aime ou pas, le guider, mais aussi oser exprimer ses sensations par la voix et, pourquoi pas, par des cris, des râles. Enoncer franchement son désir : « J'ai envie de faire l'amour », «  Viens maintenant », etc.

« Les bons amants, observe Philippe BRENOT, se parlent, commentent leur excitation, se donnent des informations. Trop de couples fonctionnent avec une sexualité stéréotypée où chacun calque son comportement sur celui de l'autre, faute de créativité et surtout parce qu'ils ignorent qu'ils n'ont pas la même approche du plaisir. «  Schématiquement, l'homme est mono orgasmique, la femme multi ; lui n'aime pas trop les préliminaires, elle si ; lui est rapide à jouir, elle plus lente. Pour que cela marche, mieux vaut que la femme n'attende pas tout de son partenaire, qui n'a pas l'intuition miracle de ce qu'elle aime. A elle de le lui faire découvrir, d'être davantage exigeante avec elle-même plutôt que vis-à-vis de son compagnon. Inutile d'attendre le baiser du prince charmant, mieux vaut être partie prenante du jeu amoureux en cultivant une autonomie psychologique et érotique.

« La femme a des sexes partout »,

Disait l'écrivain Luce IRIGARAY

 

Les sources du plaisir féminin sont nombreuses. Le corps possède des régions sensorielles qui transmettent au cerveau des messages de plaisir. Chez l'homme, la zone « gâchette » du plaisir se limite souvent au gland du pénis alors que la femme multiplie les corpuscules de volupté : l'appareil génital mais aussi les seins, les régions avoisinantes et souvent même l'ensemble du corps. Les hommes l'ignorent puisque tel n'est pas leur cas. Quand ils caressent une femme, c'est en quelque sorte par altruisme, puisqu'ils donnent du plaisir d'une manière qui, eux, les laisse froids. Même s'ils ne sont bien évidemment pas indifférents au plaisir qu'ils donnent à leur partenaire. Il s'agit pour la femme de prendre conscience de la sensibilité de son corps. Ne dit-on pas justement qu'on a un homme « dans la peau » ? Juste expression qui traduit la forte implication du corps tout entier. Un corps qui doit se laisser explorer par les caresses pour découvrir sa propre Carte du Tendre et apprivoiser ses réactions émotionnelles et sensuelles.

« Il est beau, bien, bon, agréable,

convenable, simple, excellent, louable,

méritoire, utile, habituel, stimulant,

excitant, troublant, grisant, juste,

bienséant, naturel » de se masturber.

Philippe BRENOT, dans son livre, n'a pas assez d'adjectifs pour vanter cette activité solitaire. Il semble ­ mais on peut douter de la sincérité des réponses à ce type de questionnaire ­ qu'une femme sur deux ne se soit jamais masturbée. Le temps où l'on pensait que cette pratique rendait sourd est révolu, mais persiste encore l'ignorance du lien bénéfique entre auto-érotisme et sexualité épanouie à deux. Comme si se faire plaisir toute seule était un manquement à l'autre, un plaisir bassement égoïste, donc inutile. Faux! Savoir se procurer du plaisir, bien connaître les réactions de son corps et comment on parvient à la jouissance sont les garants du plaisir partagé. Un égoïsme de bon aloi est la plus sûre voie vers l'autre, à qui l'on n'assigne pas la responsabilité de vous faire jouir (par enchantement?). Il est essentiel d'être capable de s'exciter toute seule, de faire l'apprentissage de ses réactions sexuelles avant de pouvoir les vivre avec son partenaire, un partenaire à qui l'on pourra dire : « Touche-moi comme je me touche ». De l'auto-érotisme à l'érotisme partagé, le passage est fécond.

Ça paraît évident, ça ne l'est pas.

La vision romantique du désir amoureux, comme seul garant du plaisir, est souvent culturellement rattachée aux femmes, mais laisse peu de place aux réalités de la jouissance. C'est un fait : pour jouir, il faut être excité. On le reconnaît facilement pour l'homme sans que cela choque, moins chez la femme comme si, « plus sentimentale », elle n'avait besoin que de son désir amoureux pour jouir. Le désir est nécessaire certes, mais ne suffit pas. « La femme a autant besoin d'érotisme que l'homme », affirme Philippe BRENOT. Etre à l'écoute de ses cinq sens, les apprécier, laisser monter l'excitation que procurent les caresses, autant d'ingrédients de volupté qui permettent d'accéder au plaisir. C'est un véritable apprentissage qu'une femme peut réaliser dans sa vie grâce à un partenaire expérimenté, des lectures érotiques, et surtout en se mettant à l'écoute de sa sensorialité: quelles sont les caresses qui me plaisent, quels sont les mots, les pensées qui aiguisent mon désir ? Quant aux fantasmes, si l'on en a, surtout il ne faut pas les brider. Mais, au contraire, se les autoriser : ils participent à l'excitation, et qu'importe s'ils sont hard, c'est d'imaginaire qu'il s'agit, pas de passage à l'acte.

Se concentrer sur ses sensations et dans le

même temps s'abandonner :

la contradiction n'est qu'apparente.

Dans sa quête de jouissance, la femme se préoccupe de son ressenti, s'occupe (enfin?) d'elle, mais, dans le même temps, il va lui falloir lâcher prise face à son partenaire. Pour que rien ne vienne bloquer l'accès au plaisir. Philippe BRENOT : «  Les femmes doivent se dire J'accepte que cet homme-là m'excite, j'accepte moi d'être excitée et j'accepte tout ce qui vient de lui ».  Plus facile à dire qu'à faire, cela sous-entend de s'abandonner sans retenue à son partenaire. Or, très souvent, et c'est valable pour les hommes également, les couples restent sur la défensive, soit que des tabous persistent, soit que l'on résiste à vraiment se donner, comme si on courait un risque. La crainte d'apparaître tel que l'on est reste tenace alors que c'est justement l'état de confiance, l'absence de peur, l'accueil de ce qui arrive sans émotions négatives qui préparent la montée de la jouissance. Comme une liberté qu'on s'accorde et qu'on accorde à l'autre.

Un soupçon de provocation chez

 Philippe BRENOT, qui affirme que les

femmes, elles aussi, ont des érections.

Mais aussi la volonté pédagogique de décrire un phénomène méconnu parce que invisible : le chamboulement organique de la montée de l'excitation féminine. Pas vu mais bien pris ! Si l'homme éprouve et constate son érection, la femme, elle, n'a pas de cellules sensorielles pour percevoir les modifications physiologiques qui accompagnent le désir sexuel. Pourtant, le vagin se prépare lentement à la pénétration et à la jouissance. Pendant l'excitation, il devient souple, se relâche, une vascularisation intense se produit. De 7 à 8 centimètres, sa taille habituelle, il va pouvoir doubler de longueur et de volume, et ainsi accueillir le sexe masculin, quelle que soit sa taille. Seul problème, la synchronisation entre l'homme et la femme: l'homme met peu de temps à bander, la femme a davantage besoin de temps pour réaliser son « érection ». A cela s'ajoute une méprise fréquente : la lubrification vaginale serait le signe que la femme est prête à l'accouplement.

«  L'accord humide n'a aucune importance », souligne joliment le sexologue. Il faut laisser le temps au vagin de se préparer, de se chauffer (la température « locale » augmente réellement) pour donner toutes ses chances à la jouissance. Autrement dit, plus les deux partenaires seront en accord de «  timing » avant l'accouplement, plus la promesse de jouissance sera grande.

En se référant à une idéologie simplement sous

couvert de psychanalyse, il aura fallu du

temps pour qu'enfin on reconnaisse une

réalité simplement physiologique.

On aurait mieux fait de se préoccuper de l'étymologie du mot latin « clitoris » qui signifie «  clef »! Depuis Freud, on nous assène la distinction entre orgasme vaginal et clitoridien. Il y aurait un orgasme somme toute aristocratique, qui serait vaginal (selon la sacro-sainte loi du primat du phallus censé seul faire jouir), et un orgasme clitoridien, infantile puisque indépendant de la pénétration. Rien n'est plus faux. Qu'on se le dise une fois pour toutes, l'orgasme profond, vaginal, n'est que l'amplification de l'orgasme, toujours d'origine clitoridienne.

Ce mythe de l'orgasme vaginal « adulte » a fait beaucoup de mal, souligne Philippe BRENOT. Il suffit parfois de dire cette vérité à une femme pour qu'elle se détende et revienne me voir une semaine plus tard en me disant: « C'est incroyable ce que j'ai ressenti ».  Car la conséquence de cet orgasme unique, c'est qu'on l'obtient comme on veut : orgasme masturbatoire, orgasme profond ou pas. Pas d'échelle de Richter en la matière. A chacune son plaisir et sa façon d'y accéder.

Il a suffi qu'on se préoccupe davantage du

 plaisir féminin à partir des années 70, que les

femmes osent dire qu'elles avaient envie de

jouir, pour qu'aussitôt le piège se referme.

D'une liberté acquise à une norme imposée, c'est souvent le cas en matière de sexualité, royaume de la norme s'il en est. Et pour cause, la sexualité est par essence subversive, incontrôlable, et la société a tôt fait de vouloir encadrer, normaliser les comportements amoureux même quand rien ne tombe sous le coup de la loi ! L'orgasme est devenu le nouveau terrorisme de la sexualité libérée. Un impératif qui pèse aussi lourd sur les femmes que l'exigence de virilité sur les hommes.

On peut dire tout le bien que l'on veut de l'orgasme, de ce formidable plaisir, à la fois rencontre avec soi et échappée libre, intimité majeure avec son partenaire, il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas obligatoire à chaque rapport ni même forcément l'acmé du plaisir pour toutes. Pourquoi? Parce qu'il existe une gamme infinie de plaisirs et que chaque femme en joue, en profite de façon différente. Certaines éprouvent la plus grande des jouissances au coït avec orgasme, d'autres au coït sans orgasme, d'autres encore éprouvent une sensation d'épanouissement avec des caresses différentes. Se polariser sur l'orgasme est, de plus, la meilleure façon de ne pas en avoir : cela empêche le plus souvent d'apprécier la gamme infinie de sensations, alors même que diversifier sa sensibilité sans se focaliser sur un but précis vous conduit précisément au plaisir orgasmique. « Une femme, libérée de l'exigence de jouir, jouit », résume Philippe BRENOT. Excellente nouvelle.

Tout peut être vécu en amour à la

seule condition que cela

ne gêne ni soi ni l'autre.

Trop de femmes acceptent des pratiques sexuelles qu'elles ne désirent pas pour faire plaisir à leur compagnon. Mauvais calcul,  car source de blocage éventuel. Une femme qui pratique une fellation sans en avoir envie se trompe. C'est une donnée majeure de la sexualité épanouie : éprouver du plaisir pour soi dans la caresse qu'on adresse à l'autre est essentiel et majore le plaisir d'offrir cette caresse à l'autre. On peut essayer toutes sortes de caresses, de positions, avoir des préférences, rejeter ce qui ne plaît pas, affirmer des goûts, l'idée est de laisser virtuellement un champ des possibles. Si l'on se force, alors le geste accompli dans la contrainte (souvent celle qu'on s'impose à soi d'ailleurs) deviendra pesant, redouté, et on fermera ainsi définitivement la porte au plaisir potentiel.

La femme a la possibilité d'éprouver plusieurs

orgasmes lors d'un rapport sexuel, à l'inverse de

l'homme qui passe par une période

 réfractaire avant de pouvoir recommencer.

Mais faut-il accumuler les orgasmes telle une coureuse de marathon? La réalité est plus simple et moins contraignante. L'apprentissage de la jouissance enclenche un processus qui permet d'accéder à des degrés toujours supérieurs de jouissance.

Les sensations de plaisir intense augmentent au cours du rapport sexuel. C'est que la région génitale est embrasée et la sensibilité du corps tout entier s'exacerbe. Certaines femmes vont éprouver du plaisir par la stimulation de parties du corps autres que la région génitale précisément. Cette possibilité de jouissance infinie est bien sûr tributaire de circonstances particulièrement favorables : se sentir amoureuse, sentir l'autre aimant et participant, dans un moment propice. Le plaisir féminin n'est pas capricieux, il ne demande qu'à s'épanouir pour peu que les conditions s'y prêtent. C'est dire si, dans un couple, le contexte amoureux est fondamental, et se cultive surtout après la phase passionnelle du début de la rencontre. Désir, excitation et amour sont les partenaires associés du bonheur sexuel, une association à cultiver.

Source : Elle


26/08/2008
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La Rubrique - La Sexualité Féminine : Le point G serait lié à la prostate féminine

Vous et votre sexualité


Le point G serait lié à la

Prostate féminine

Dans une récente chronique, j'affirmais que le point G n'existait pas vraiment. Le sujet très controversé occupe une large place dans les préoccupations des couples. Ce qui m'amène à l'aborder de nouveau, c'est une nouvelle information scientifique. À l'heure actuelle, les chercheurs associent cette zone érogène, le fameux point G, davantage à la prostate féminine (glande de Skene; voir image)1. Je vous propose donc d'explorer une fois de plus cette question, à laquelle j'ajouterai mon opinion de sexologue.

 

Une zone érogène

Ernst Gräfenberg (1950) a signalé pour la première fois l'importance érotique de la paroi antérieure du vagin. Il s'est davantage basé sur des intuitions que sur des recherches effectives. Ce n'est que plus tard que des chercheurs se sont intéressés à cette zone en la décrivant comme une structure uniquement glandulaire. Depuis, le point G ne serait pas à un endroit précis que l'on peut toucher du bout des doigts, mais plutôt une zone englobant une partie antérieure du vagin. (Réf: psychologie de la sexualité, 2003)

L'image démontre bien l'existence de cette glande. Or, il est tout à fait possible que cette prostate soit à l'origine de l'éjaculation féminine. Pour les femmes qui disent avoir éjaculé, peut-être allez-vous mieux comprendre le phénomène qui survient physiologiquement. Il s'agit de votre prostate féminine! Chez l'homme comme chez la femme, c'est par l'urètre que sont excrétées urine et sécrétion prostatique.

 

                     Parallèle entre le point G et la

          Prostate féminine

Les chercheurs ont confirmé qu'il existait plusieurs types de prostates féminines. Fait intéressant, le type de prostate «méatal, antérieur» est présent chez 66% des femmes. C'est le type le plus fréquent et Eichel (1997) mentionne l'importance de ce type de prostate pour l'obtention de l'orgasme coïtal, car pendant les mouvements coïtaux la partie antérieure de l'urètre féminin est stimulée par la pression et les mouvements des organes génitaux.

Eichel (1997) fait le parallèle avec le point G, zone qui serait située dans la partie antérieure, mais aucune donnée anatomique ne permet de confirmer l'existence du point G. Il faut comprendre qu'il s'agit d'une zone et que chaque femme y réagit différemment selon sa constitution physiologique. D'autres types de prostates féminines existent. Ce qui les différencie, c'est l'emplacement (postérieur (10%), antérieur (66%)), la présence ou non de tissus prostatiques et finalement pour certaines, c'est l'absence de glandes et de canaux (8% des cas n'ont pas la glande qui est sur l'image jointe à ce texte).

Une zone à explorer... Pas à s'y acharner!



Pour terminer, je pense que beaucoup trop de couples se mettent de la pression pour trouver le point G. Comme je le mentionnais, il ne s'agit pas tant d'un point, mais d'une zone qui lorsqu'elle est stimulée peut déclencher le réflexe de l'excitation génitale et procurer du plaisir sexuel. C'est d'abord la constitution anatomique de chaque personne qui est à considérer et ensuite il peut être possible pour certaines femmes de découvrir de nouvelles sensations.


Trouver le «point G» ne doit pas devenir l'objectif ultime des couples. Premièrement, beaucoup de femmes risquent d'être déçues parce qu'elles n'arrivent pas à le trouver. Deuxièmement, les sensations peuvent être différentes d'une femme à l'autre (envie d'uriner, douleur, chatouillement, excitation sexuelle…). Finalement, ne pas ressentir de sensations à cet endroit ne signifie pas que la zone n'existe pas, et ce, parce que chaque femme est constituée différemment.

J'ajouterais également que la majorité des femmes sont davantage portées vers leur clitoris que leur vagin. En ce sens, les récepteurs du vagin sont beaucoup moins sollicités chez ces femmes, ainsi les sensations peuvent être moins intenses que par la stimulation du clitoris. Il suffit parfois d'aller stimuler un peu plus cette zone pour réveiller ces récepteurs, sans pour autant que cela devienne une obsession. Il y a une différence entre aller explorer cette zone et s'y acharner.

 

Or, alterner entre cette zone et d'autres caresses corporelles vous permettra sûrement de découvrir de nouvelles sensations. Dites-vous qu'il y a bien d'autres endroits de votre corps à explorer pour accéder au plaisir sexuel!

                                      Source : Anik Ferron

 


23/01/2008
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