Le Savoir-Vivre

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26.04.2009 - L'Hygiène Féminine : Hygiène intime et femme active

La Rubrique – Connaître Son Corps :

 

Hygiène Féminine :

 

Hygiène intime et femme active

Travail, enfants, tâches ménagères...Les journées d'une femme active sont bien remplies et laissent peu de temps pour s'occuper de soi. A force de courir partout, on ne se sent pas toujours très fraîche. Quelques petits conseils d'hygiène intime peuvent vous aider à retrouver confort et bien-être tout au long de la journée.

Entre le travail, les enfants et les tâches ménagères, vos journées sont bien remplies. Avec toutes ces activités, vous avez parfois l'impression de ne pas vous sentir toujours fraîche. Quelles règles d'hygiène intime suivre lorsque l'on a peu de moments pour soi ? Doctissimo vous répond.

Hygiène intime et femme active

Une à deux toilettes par jour suffisent. Il est conseillé d'utiliser des produits spécialement adaptés aux zones intimes car ils respectent votre équilibre génital. Le corps possède ses propres défenses naturelles. Lavages excessifs et produits agressifs risqueraient de perturber votre flore vaginale, créant ainsi des conditions favorables au développement de germes. Pour la même raison, les douches vaginales sont à proscrire.


Que faire tout au long de la journée ? Des protège-slips quotidiens existent, mais il ne faut pas en abuser car les matières synthétiques encouragent l'apparition des mycoses et des germes. De plus, ils favorisent l'humidité et la macération. Il faut donc les changer aussi fréquemment que possible. Vous pouvez aussi utiliser des lingettes intimes, mais prenez bien soin de vous sécher délicatement après usage afin d'éviter l'humidité. Pour permettre une meilleure aération et minimiser la transpiration, mieux vaut préférer les sous-vêtements en coton la journée. Gardez la lingerie sexy, mais pas toujours confortable, pour les moments à deux !

Prévenir les irritations et les problèmes intimes

Certaines situations favorisent le développement de bactéries. Afin d'éviter les irritations et les infections génitales, il suffit de suivre ces quelques conseils élémentaires. Les vêtements serrés, les collants ou encore les strings favorisent les frottements. Si vos zones intimes sont sensibles mieux vaut les éviter. Et puis, la priorité est de se sentir à l'aise tout au long de la journée !

Se laver les mains régulièrement permet également de prévenir les infections. Par ailleurs, lors du passage aux toilettes, prenez soin de toujours vous essuyer d'avant en arrière (de la région génitale à la région anale). En effet, certaines infections sont dues à des germes provenant du système digestif et de la région anale.

Source : Doctissimo

 


26/04/2009
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13.12.2008 . La Sexualité - La sodomie : venue du fond des âges

La Rubrique – La Sexualité :

La sodomie

Venue du fond des âges, la

sodomie est une

 pratique sexuelle où le

 pénis en érection pénètre dans

 l'anus de la partenaire.

Edité, le : 13.11.2008

La sodomie est une pratique ancestrale. Dès la haute époque antique on la pratiquait régulièrement puisque la femme était à l'époque considérée ni plus ni moins comme un animal dépourvue de conscience. Le plaisir se concevait donc entre « hommes » supérieurs et libres de leurs corps.

La sodomie qu'est ce que c'est ?

La sodomie est une pratique sexuelle où le pénis en érection pénètre dans l'anus de la partenaire. Cette pratique souvent attribuée principalement au milieu homosexuel fait partie depuis quelques années des pratiques hétérosexuelles courantes : 1 couple sur 2 a déjà essayé. Mais essayé n'est pas forcément adopter ! Loin s'en faut. En effet, le principal frein à cette pratique est intellectuel. Pour la femme, à la peur de la gêne et de la douleur provoquée par la pénétration (aussi appelée intromission) s'ajoute souvent un sentiment dégradant voire dégoûtant. Sachant qu'un couple peut très bien se passer de cette pratique, libre choix est laissé à chacun d'accepter ou pas.

Plaisir anal ?

Comme le pénis et la vulve, l'anus est une zone richement innervée. De ce fait, il constitue une zone érogène importante. Le plaisir vient souvent des caresses (appréciées tout aussi bien par les hommes que par les femmes), associées aux caresses sur le clitoris ou sur le pénis. Sachant que l'anus ne s'humidifie pas naturellement, l'emploi d'un lubrifiant est fortement recommandé. L'intromission doit être réalisé avec délicatesse et douceur. En effet, le sphincter anal a pour réflexe de se refermer automatiquement en cas de pénétration. Pour le convaincre de se laisser pénétrer il faut donc le détendre par des caresses et par l'introduction d'un doigt avant de tenter toutes manœuvres plus invasives. Le coït anal par ses mouvements de va-et-vient est le plus souvent pour la femme source de plaisirs intenses et d'orgasmes. Pour l'homme, l'anus étant beaucoup plus serré que le vagin, le plaisir est également plus marqué puisque le pénis est stimulé sur toute sa longueur.

Attention !

La pénétration anale comporte 3 fois plus de risques de transmissions de maladies infectieuses que le rapport vaginal. Pourquoi ? Tout simplement parce que la paroi du rectum est fragile et richement vascularisée. Si le sperme est infecté ou le gland ulcéré, le contact avec le sang sera beaucoup plus direct. Même s'il n'y a pas éjaculation, le liquide des glandes de Cowper lubrifiant naturel du gland lors de l'érection est infecté au même titre que le sperme ou le sang en cas de SIDA. L'utilisation de préservatif est donc un impératif pour toute pénétration anale avec l'utilisation d'un lubrifiant à base d'eau.

Source : Sexy Dico


13/11/2008
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29.10.2008 - La Sexualité : La taille du pénis, fantasme d'homme ou de femme?

La RubriqueLa Sexualité :

 

La taille du pénis,

fantasme d'homme ou de femme ?

 

Les « agrandissez votre sexe »

(enlarge your penis en VO) arrivent en tête des

spams commerciaux sur Internet.

Mais au-delà du phénomène de

société, un gros et grand pénis est-il pour nous,

hommes et femmes, un argument de

taille dans notre vie amoureuse ?

À en juger par l’abondance des spams inondant nos boîtes e-mail et nous promettant d’incroyables gains en centimètres, ainsi qu’une virilité exponentielle, on se dit que le syndrome dit « du vestiaire » a encore de beaux jours devant lui. Tous les commerces qui exploitent les fantasmes de performance sexuelle l’ont compris : le plus récurrent est sans doute celui du pénis taille XL.

À la rédaction de Psychologies, le sujet a provoqué un débat passionné, et une question s’est imposée : qui donc rêve d’un organe à la Rocco Siffredi, célèbre acteur de films porno, les hommes ou les femmes ? Une interrogation moins superficielle qu’elle en a l’air, car rien ne raconte mieux une époque que les fantasmes sexuels qu’elle produit.

Celui de la taille du sexe est une constante de l’inconscient masculin. Le pénis est le symbole de l’identité des hommes et, pour cette même raison, une source d’anxiété. « Je suis toujours rassuré quand ma copine me fait des compliments sur mon sexe, avoue Loïc, 35 ans. C’est peut-être un peu puéril, mais ça me donne confiance en moi. » Sur ces fondamentaux narcissiques, rien de nouveau. Ce qui a évolué, c’est le rôle d’amplificateur des angoisses et des fantasmes que tient aujourd’hui la société. « La sexualité est un domaine où la performance fait loi, l’orgasme est un but en soi, le plaisir est obligatoire, déplore le docteur Gonzague de Larocque, sexologue. L’organe mâle doit être une mécanique performante, qui ne s’enraye jamais. » Romain, 25 ans, ne néglige pas l’influence des films pornographiques sur son anxiété. « Je serais beaucoup plus tranquille si j’avais une verge comme les leurs. Ça doit être reposant de savoir que l’on assure, non ? »

 

Fantasme d’homme :

 Le mythe de l’amant infatigable

 

Selon le psychanalyste Jean-Michel Hirt (1), « ce que l’on “vend” aujourd’hui – et la pornographie en est la parfaite illustration –, c’est un sexe sans défaillance, débarrassé de sa sauvagerie. Il est mé-canique, prévisible. Le désir et la volupté font peur. Du coup, on surinvestit l’apparence des corps et la fonctionnalité des organes. Pour un homme, fantasmer un membre imposant, cela revient à se rassurer de manière infantile, comme si le pénis pouvait se transformer en machine à jouir et à faire jouir sans qu’il ait à se soucier de lui. »

Fantasmer un gros pénis, cela signifie, dans la plupart des cas, s’imaginer dépourvu de toute défaillance sexuelle. « La panne, c’est aujourd’hui ce qui fait le plus peur aux hommes, affirme le psychothérapeute et sexologue Jean-Michel Fitremann (2). La sexualité contemporaine est entièrement centrée sur l’érection : preuve pour la femme qu’elle est désirable ; pour l’homme qu’il peut combler sa partenaire. » Inutile d’expliquer que la longueur et le diamètre d’un pénis n’ont aucun rapport avec ses capacités érectiles, le fantasme du gros sexe qui met à l’abri de la panne est bien ancré. « Chaque fois qu’un homme vient consulter pour des troubles de l’érection, il finit par poser la question de la normalité de la taille de son membre », remarque Gonzague de Larocque. Dans l’imaginaire masculin, un bon amant tire ses compétences sexuelles de son anatomie, et non de son talent érotique.

« J’aimerais avoir un sexe un peu plus large, confie Michel, 40 ans. Cela me donnerait davantage confiance en moi. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que ce serait plus agréable pour ma partenaire, que ses sensations seraient plus intenses. » Le souci, voire l’obsession de la jouissance féminine, là se trouve le vrai changement dans les mentalités masculines. « La peur de ne pas parvenir à satisfaire les femmes paralyse de nombreux hommes, confirme Jean-Michel FITREMANN. Ils se placent d’entrée en position d’infériorité, comme si elles pouvaient les mettre en échec par le simple fait de ne pas atteindre l’orgasme. Ils considèrent être les seuls responsables de l’éventuelle insatisfaction sexuelle de leur partenaire. »

 

Fantasme de femme :

Une envie de puissance

 

Renversement des rôles, les femmes revendiquent haut et fort leur droit au plaisir. « Aujourd’hui, elles veulent jouir, et si un partenaire ne leur procure pas de plaisir, elles le disent et n’hésitent pas à en changer. Cette pression fragilise les -hommes et conduit à des malentendus, constate la thérapeute de couple Violaine-Patricia Galbert. La plupart des femmes fantasment sur un sexe masculin puissant, qui les comble. Cela fait partie de l’imaginaire érotique féminin. Mais attention, puissant ne veut pas dire énorme. » Par puissance, elles entendent l’expression d’une confiance, d’un savoir-faire et d’une saine agressivité.

« Se sentir comblée est une sensation subjective, qui varie selon l’histoire et l’inconscient de chaque femme, explique la sexologue Mireille Dubois-Chevallier. Par définition, le fantasme s’articule avec la personnalité de chacun. Et celui du gros membre recouvre des réalités totalement différentes en fonction des individus. » Mais les fantasmes ne sont pas les seuls à varier : de même que la longueur et le volume du pénis ne sont pas les mêmes selon les hommes, la largeur et la profondeur du vagin diffèrent d’une femme à l’autre. Ce qui, bien sûr, génère sensations et perceptions différentes. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, la relativité est heureusement la seule règle invariable.

Pour les thérapeutes et les sexologues, une chose est certaine : si hommes et femmes veulent donner et recevoir du plaisir sans angoisse, mieux vaut compter sur son imaginaire, sa sensualité et sa créativité plutôt que d’essayer de se transformer en « sexe-machine ».

 

Quelle est la taille moyenne ?

 

Selon le docteur Sylvain Mimoun (1), directeur du Centre d’andrologie de l’hôpital Cochin, à Paris, la taille moyenne du pénis au repos se situe entre sept et
onze centimètres, avec un diamètre de trois centimètres. En érection, de l’os pubien à l’extrémité du gland, il mesure entre douze et seize centimètres, avec un diamètre de quatre centimètres. Si certains sexologues hésitent à divulguer les mensurations moyennes, c’est parce qu’ils constatent que les chiffres peuvent être anxiogènes. Pourtant, ils sont formels : l’immense majorité des hommes est dans la norme.

Le complexe du gros pénis

 

Un organe surdimensionné n’occasionne pas forcément des orgasmes inoubliables. Les témoignages de nombreuses femmes en consultation de sexologie le confirment. « La réalité est très loin des films X, constate Mireille Bonierbale, psychiatre et sexologue. Les hommes pourvus de pénis très volumineux sont souvent complexés. Ils consultent car leurs partenaires se plaignent de relations inconfortables ou douloureuses. Concrètement, les mouvements de va-et-vient générateurs de plaisir sont rendus plus difficiles. Souvent, la femme se sent coincée par cette pénétration, qui peut même, selon
son anatomie et son état de nervosité, s’avérer impossible. » Ce n’est pas un hasard si un passage très technique du Kama-sutra déconseille à l’homme pourvu d’un « sexe d’éléphant » l’union avec une femme au « sexe de gazelle ».

Source : Psychologies

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1. Jean-Michel Hirt, auteur de L’Insolence de l’amour ?(Albin Michel, 2007).
2. Jean-Michel Fitremann, auteur d’ABC de la sexualité (Grancher, 2002).

1. Sylvain Mimoun, coauteur, avec Rica Étienne, de Sexe & Sentiments, version homme et version femme (Albin Michel, 2004). A également dirigé le Petit Larousse de la sexualité (Larousse, 2007).

 


29/10/2008
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17.10.2008 . La Sexualité - L'Erotisme au Japon : Art, Mythe et Histoire

La RubriqueLa Sexualité :

L’érotisme au Japon :

Art, Mythe  et Histoire 

« L'imaginaire érotique au Japon » ou comment Agnès Giard décrypte avec passion et intelligence une sexualité japonaise des plus débridées. Le bukkake, les viols simulés, les collégiennes, les monstres et autres fétichismes font tous autant partie d'une culture globale où l'homme, par le sexe, devient dieu.

Petite, elle était fascinée par l'univers obscur et punk d'Albator. Des années plus tard, Agnès Giard se rend au Japon pour écrire un guide touristique. Et admire tout ce que l'archipel recèle de plus sexuel. Dix ans durant, la journaliste collecte, emmagasine, découvre sans cesse cet univers si différent du nôtre. Pour finalement publier L'imaginaire érotique au Japon (Albin Michel, 2006), véritable Bible du sexe nippon. Tableau complet des moeurs de l'empire du soleil levant vues à travers l'art, la mythologie, l'histoire.

En onze chapitres, Agnès Giard passe donc sans rougir de l'obsession des culottes au goût pour les femmes-poupées. Des viols simulés aux coïts entre jeunes filles et bêtes monstrueuses. Jusqu'à découvrir un art martial dans la passion nippone pour les sextoys et des déesses du Soleil dans les collégiennes en uniforme marin et maquillage outrancier. Aidée par des centaines d'illustrations et de photos, secondée par des artistes japonais prolifiques, Agnès Giard signe là un petit chef-d'oeuvre de l'érotisme. Pour Fluctuat, elle décrypte ce que cache ces bizarreries, ces moeurs tellement étranges à nos yeux d'Occidentaux.

 

Comment avez-vous conçu ce livre ?

« L'imaginaire érotique au Japon » mélange plusieurs aspects. C'est d'abord un livre d'art puisque j'ai demandé la collaboration de plusieurs artistes japonais qui s'inspirent constamment de l'inconscient collectif pour créer. Je n'ai pas voulu faire d'analyse psychologique de la sexualité des Japonais, mais une enquête sur la culture japonaise à travers la sexualité. L'érotisme est très révélateur, c'est une clé pour comprendre toute la culture japonaise, une grille de lecture, en quelque sorte. Et ce qui s'en dégage le plus, c'est que rien n'est sale, contrairement à la culture occidentale. Les Japonais ont un grand respect du corps et de leur sexualité. La tradition du bain très chaud, par exemple, existe toujours et fait partie intégrante de l'éducation. Les petits garçons doivent se plonger dans l'eau et serrer leurs testicules très fort afin d'assurer leur force et leur résistance. Les petites filles, elles, appuient sur leur bas ventre afin de se familiariser avec leur utérus. Pour tous, il s'agit de prendre conscience des organes sexuels et de les accepter pour, plus tard, avoir une sexualité épanouie.

 

Vous affirmez donc que la sexualité

 japonaise est très débridée ?

 

Il faut dire que, dans toutes les cultures, il y a une incompatibilité entre la sexualité et le groupe. C'est un facteur de désordre, une pulsion qui s'oppose à la cohésion du nombre. Et au Japon, il faut savoir que l'espace social est très strict. Les salary men sont des travailleurs acharnés sans émotions. Les générations d'après-guerre ont dû sacrifier leur vie privée, l'amour et la sexualité pour faire du Japon une puissance mondiale. C'est un peu comme le personnage de Chichi, dans Dragon Ball Z. Une mère castratrice, omniprésente et infantilisante.


Chaque Japonais a donc besoin de se défouler. C'est pour cela que les travailleurs se retrouvent en fin de journée pour boire un verre. On entre alors dans l'espace privé : patrons et employés vont ensemble dans les clubs fuzoku pour organiser une orgie ou simplement dans un salon à fellations.

 

Pourtant, la censure a longtemps

été très contraignante...

 

La censure a d'abord été, au Japon, le moyen d'éviter que les Occidentaux répandent des calomnies sur eux au XIXe siècle. Après l'ouverture forcée effectuée par les Américains, les Japonais sentent qu'ils doivent se renforcer et paraître civilisés aux yeux du monde. En 1945, les Etats-Unis imposent le code Hays * au Japon. Les films érotiques, les photos, les mangas, ne doivent pas montrer de phallus ni de fente féminine, et encore moins la pilosité. Les perversions naissent donc de cette censure. La petite culotte permet de découvrir les empreintes de la vulve sur le tissu, la copulation avec des monstres ou des animaux permet de remplacer le sexe masculin.

Car foncièrement, tous les fantasmes ont droit de cité au Japon. Même le viol, condamné dans la réalité, est sublimé dans l'imaginaire érotique. La culpabilité ou le refoulement n'existent pas. Il ne s'agit pas de détruire mais plus de surmonter ses pulsions. C'est pour ça que la censure a finalement été abandonnée en 2003.

 

Les Japonais ont donc droit au plaisir ?

Le plaisir, c'est comme un art martial. Une récompense qu'il faut conquérir. L'acte d'amour est un art qui exige des efforts et une certaine éducation. Un jeune garçon vierge devra donc s'entraîner à l'aide de tous ces gadgets qu'on trouve dans les boutiques spécialisées. Les faux vagins, les fausses fesses sont des parties de femmes suggestives qui sont comme des armes de combat. On en trouve également avec un fond grumeleux, des parois avec des languettes ou des lamelles pour plus de sensations. J'ai même découvert des canettes élaborées par un homme qui travaillait dans l'industrie automobile auparavant. Il y a ajouté des petits moteurs, avec roulement à billes et décompression, afin de reproduire l'acte sexuel, même le plus élaboré. Elles coûtent environ cinq euros et sont à usage unique. En somme, la masturbation est un art et l'orgasme est un plaisir sacré qui se mérite.

Quelles sont les dernières

évolutions en matière de sexualité ?

Avec la crise économique de 1992, le Japon a dû repenser son modèle. Les entreprises ne peuvent plus employer à vie et le travail précaire se développe. En même temps, les femmes investissent de plus en plus les entreprises et se révèlent souvent plus modernes que les hommes. On trouve beaucoup de femmes dans les secteurs de pointe car elles se sont mieux formées en matière de nouvelles technologies, contrairement aux hommes, qui continuent à suivre le cursus universitaire traditionnel.

Les femmes sont donc aujourd'hui plus indépendantes que leurs mères, contraintes de rester au foyer. Elles ont de nouvelles exigences en matière de sexualité et ne veulent pas sacrifier leur plaisir. La majorité a donc des amants, couchent avec des étrangers ou même, deviennent lesbiennes. Face à cela, les hommes changent et se font eux-mêmes de plus en plus féminins. Il y a, par exemple, le phénomène des « garu-o » (girls en japonais), les hommes-filles. Bronzés, manucurés et dont le culte pour le rose ne doit pas pour autant faire oublier qu'ils sont très machos et multiplient les conquêtes féminines. En enquêtant pour le livre, j'ai d'ailleurs découvert que les Japonais sont majoritairement contre l'idée qu'un homme doit être viril, dur et rugueux. Une femme, pareillement, ne doit pas être la parfaite bimbo.

 

Qu'est-ce qui vous fascine le

plus dans l'érotisme japonais ?

Dans la sexualité japonaise, tout est suggestion. La séduction fonctionne sur la poésie, le scénario érotique. On considère que le charme, l'intrigue, le jeu de rôle sont beaucoup plus importants que la pénétration. Ca peut donner des situations extrêmes, comme le bukkake. Les Japonais s'extasieront sur la réaction perturbée ou intimidée de la jeune fille, le sperme n'est là qu'un prétexte.

Parce que le tabou, c'est d'abord l'expression des émotions. Donc, les Japonais n'aiment pas les pornos occidentaux. Les plans rapprochés sur les sexes, le déchaînement des actrices sont pour eux totalement inintéressants. Le Japon préfère la nuance, l'intime et la pudeur offensée plutôt qu'un porno américain.
Au fond, la sexualité japonaise rejoint le divin. C'est une des voies à suivre pour s'épanouir et faire d'un homme un dieu vivant. L'acte sexuel ressemble presque à une cérémonie religieuse, car chaque homme participe ainsi à la fertilisation du monde. Il existe donc 10 000 sexualités à réaliser, autant que les 10 000 facettes du diamant de Bouddha. Chaque Japonais se réalise dans son entièreté : je trouve que c'est une extraordinaire vision de l'Homme.

* Code de censure sur le cinéma mis en place à Hollywood en 1934.

Source : Plurielles


17/10/2008
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14.10.2008 - La Sexualité : Les filles vulnérables des quartiers pauvres

La Rubrique – La Sexualité :

Les filles vulnérables des

quartiers pauvres sont

plus susceptibles que d’autres

d’avoir des relations

sexuelles au début de l’adolescence

Des chercheurs de l'Université de Montréal, de l'Université du Nouveau-Brunswick et de la Tufts University publient dans la revue Child Development une étude sur le sexe chez les adolescentes vulnérables.

 

Pour les jeunes filles des quartiers pauvres, mieux vaut éviter les euphémismes sur la sexualité que ressortent les parents au moment de la puberté. Il importe plutôt de leur parler de contraception et des risques que présente la fréquentation de garçons plus âgés.

Selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal, de l'Université du Nouveau-Brunswick et de Tufts University, et publiée dans la revue Child Development, les filles vivant dans des quartiers pauvres sont plus susceptibles que d'autres d'avoir des relations sexuelles au début de l'adolescence et d'être initiées par des garçons plus âgés.

« Les jeunes filles qui vivent dans des quartiers défavorisés, et plus particulièrement celles qui présentent des problèmes de conduite, sont plus susceptibles que d'autres d'être initiées sexuellement en bas âge, soutient l'auteure responsable de l'étude, Véronique Dupéré, maintenant détentrice d'une bourse de perfectionnement post-doctoral à Tufts University. Les résultats de la recherche, réalisée à l'Université de Montréal, donnent à penser que les quartiers façonnent les groupes de pairs qui, à leur tour, exercent une influence au moment où les filles deviennent actives sexuellement. »

L'équipe de recherche a aussi découvert que les adolescentes de quartiers pauvres ayant déjà souffert de problèmes de conduite sont plus susceptibles de fréquenter des pairs aux comportements déviants et d'être initiées sexuellement par des garçons plus âgés, qui sont d'au moins trois ans leurs aînés. « Nous avons déterminé que les filles qui ont souffert de problèmes de conduite par le passé sont plus susceptibles d'avoir des amis de sexe masculin plus âgés et présentant des comportements déviants en milieu défavorisé, fait observer Véronique Dupéré. Nous croyons que les pairs aux comportements déviants offrent un bassin de partenaires potentiels et cultivent la notion selon laquelle l'activité sexuelle précoce est souhaitable. »

                      
Vaste échantillon

            d'adolescents

Pour les besoins de la présente étude, l'équipe de recherche a eu recours à un sous-échantillon représentatif de garçons et de filles canadiens issu de l'Enquête longitudinale sur les enfants et les jeunes. Au total, 2 596 adolescents canadiens de l'âge de 12 à 15 ans ont été suivis, et environ un quart de ces participants vivaient dans des quartiers défavorisés. « Nous avons tenu compte, en plus des caractéristiques liées au quartier et aux pairs, des caractéristiques familiales comme les antécédents socioéconomiques et la structure familiale ».

« Nous avons découvert que les caractéristiques des pairs représentent un facteur crucial qui permet d'expliquer pourquoi les jeunes filles à risque vivant dans des quartiers défavorisés sont plus susceptibles d'être initiées sexuellement à un âge précoce, fait observer Éric Lacourse, co-auteur de l'étude et professeur de sociologie à l'Université de Montréal et chercheur à l'Hôpital Ste-Justine. Pendant l'adolescence, les pairs exercent une influence substantielle sur différents aspects du comportement, et les résultats de l'étude démontrent que la sexualité ne fait pas exception à la règle. »

                  
Les filles à risque plus

     vulnérables que les garçons

Dans le cadre de la présente étude, les participants ont révélé eux-mêmes les problèmes de conduite qu'ils ont connus alors qu'ils étaient âgés de 10 ou 11 ans. Mentionnons, parmi les comportements à risque, l'agression physique (p. ex. intimidation, bagarres, coups de pied), les tendances destructrices (p. ex. vandalisme, vol) et l'inobservation des règles (p. ex. s'enfuir, découcher). Les sujets étaient considérés comme ayant des problèmes de conduite s'ils révélaient au moins trois comportements à risque au cours d'une année. Sur l'ensemble des sujets formant l'échantillon, 13 pour cent étaient considérés comme souffrant de troubles du comportement.

Le fait de vivre dans un quartier défavorisé n'était pas, chez les garçons, directement lié

au moment où survient l'initiation sexuelle. « Contrairement à ce qui se passe chez les filles, pour qui les pairs constituent un facteur prioritaire, les risques personnels et familiaux semblaient influencer davantage les garçons en ce qui a trait au moment de leur première expérience sexuelle, souligne Véronique Dupéré. »

                 
Utilité de l'étude à des

       fins d'éducation sexuelle

Du point de vue de la santé publique, soutient la chercheure principale, il est important de déterminer quand et pourquoi les filles deviennent actives sexuellement. « D'autres études, dit-elle, démontrent que les filles précoces sexuellement sont plus susceptibles de contracter des infections transmissibles sexuellement, de vivre une grossesse non désirée pendant l'adolescence et de signaler des expériences sexuelles non consentantes. »

« Comme cette étude expose la situation de jeunes adolescentes particulièrement vulnérables, elle constitue un outil précieux en vue d'interventions éducatives futures, ajoute la chercheure. Pour en optimiser l'efficacité, on doit faire en sorte que les programmes d'éducation sexuelle tiennent compte du contexte social dans son ensemble, et prendre des mesures adéquates pour amener les jeunes adolescentes à y participer. »

Source : Information Hospitalière


15/10/2008
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