Le Savoir-Vivre

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22.04.2008 : La Rubrique la Sexualité : Comment être meilleure au lit : C'est vous qui le dites !

La Rubrique -  La Sexualité :

COMMENT ÊTRE MEILLEURE AU LIT :

C'EST VOUS QUI LE DITES !

Susciter le désir, jouir et faire jouir, créer le manque...

Est-ce que ça s’apprend ? Pas sûr…

 Mais ça se travaille avec un tout petit peu de

technique et beaucoup de  lâcher prise.

Explications des pros et des

 grandes amoureuses.

 

Imaginez une femme qui lancerait à la cantonade : « Je sais, moi, comment rendre fou un homme au lit ! » On se jetterait sur elle : « Parle, mais parle donc, dis-nous tout ton savoir ! Tu lui sors la cuvée de réserve, tu te déguises en soubrette, tu lui fais la toupie, la brouette, la gorge profonde, tu lui mordilles les tétons ? » Qu’est-ce donc qu’une sorcière en amour ? Qu’a-t-elle de plus que nous ? Un corps de reine, une technique d’enfer ? On croit volontiers que nos copines en savent forcément plus que nous. « Eh bien, non, il n’y a ni trucs ni recettes, nous rassure Sophie Cadalen (1), psychanalyste, il n’y a pas de bonnes façons de se comporter au lit car cela voudrait dire qu’on se placerait du côté de la performance et des normes, qu’on se livrerait à des comparatifs, qu’on aurait des références. » Des références style brevets de « bons coups » décernés par les estropiées de l’amour aux expertes en techniques sexuelles, comme Irina Palm et son célèbre coup de main ? La magie amoureuse est bien autre chose qu’une gymnastique sportive empruntée à l’univers pornographique : la sorcellerie procède du désir.

Car, si technique il y a, elle ne pourvoira au vertige de l’amour que si elle est au service de cet ingrédient essentiel qu’est le désir, « cet appétit de vivre dont on a conscience », disait Spinoza, et qui dans le contexte amoureux devient cet appétit de l’autre.

Désir d’une femme pour son amant qui la rend si désirante. Mais aussi désir d’une femme pour elle-même qui la rend si désirable. Là sans doute réside le secret des grandes amoureuses, ce désir qui fait qu’elles irradient. « Il n’y a rien de plus envoûtant pour un homme que de sentir une femme qui par avance désire être prise par un homme, sentir son sexe en elle et ses mains qui la tiennent. A partir du moment où la femme captive le désir de l’homme, qu’il bande du seul fait de sa présence, le voilà irrémédiablement piégé », avoue Pierre Marie (2), psychanalyste. Le voilà donc notre homme, attrapé par le désir féminin, pieds, poings et sexe liés à sa sorcière bien-aimée. Et n’en déplaise aux intégristes d’un féminisme fermé à la dialectique de l’amour, le fait pour une femme de consentir à être cause du désir de l’homme, ce n’est pas se soumettre à la domination du mâle. C’est au contraire, dans un jeu de rôles subtilement renversé, asseoir sa puissance sur lui et célébrer toute la richesse de la différence des sexes. L’homme pris au piège de l’amour et de la puissance féminine. Quel délice, mais aussi quel travail !

Si la mise à feu des sens masculins ne relève pas que de la pure technique, elle ne saurait pour autant se passer d’une forme d’érudition amoureuse.

A commencer par la nécessité de savoir s’abandonner en toute impudeur, de sorte que les tabous puissent tomber, que cette disponibilité soit propice à toutes les audaces, que l’amant y reconnaisse cette confiance en lui qui fait aussi sa jouissance. Mais l’érudition, c’est aussi cette intelligence qui devrait nous conduire à ne pas chercher la performance à tout prix. Parce que, finalement, l’art d’aimer, c’est avoir pour notre sexualité bien d’autres ambitions que la simple copulation. C’est faire de l’amour un événement, célébrant les sens par tous les pores de la peau, mais aussi les caresses de l’esprit, zone érogène s’il en est ! Il reviendrait donc à l’envoûteuse de conduire son amant jusqu’au feu d’artifice de l’amour en créant nouveauté et surprise, abandon et sophistication. « Enflammer, c’est humaniser, et humaniser, c’est esthétiser, c’est-à-dire mettre du sublime là où il n’y a que du charnel, donner de l’intelligence à ce qui ne serait que de l’instinct, aller au-delà du pur fonctionnement des organes, dit Jacques Waynberg (3), philosophe et sexologue. La sexualité est une affaire d’intelligence, de culture, de créativité. Combien d’amants s’offrent-ils à boire en faisant l’amour, s’interrompent, rient, parlent, se mettent en scène, jouent de leur corps comme on fait du théâtre ? » Mais encore faut-il que le partenaire soit prêt à se laisser enflammer, que l’intelligence érotique féminine trouve un alter ego amoureux, capable lui aussi de sortir des sentiers battus, savourer les surprises. Mais voyons, il se trouve aussi des hommes pour être des amants magnifiques.

Source : Elle



22/04/2008
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