Le Savoir-Vivre

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08.03.2008 : Journée Internationale de la femme

La Marocaine, femme de l'univers

 

 

L'histoire du monde, c'est l'histoire de la femme. C'est sacrifier à un aphorisme que de le dire. En célébrant ce samedi 8 mars « la Journée internationale de la Femme », le Maroc non seulement continue de s'inscrire dans la culture de la modernité, mais devrait s'enorgueillir des énormes et significatives avancées dans la promotion de la femme.

Car, s'il est un pays dans le monde arabe qui ait « libéré » la femme à la fois des pesanteurs et des entraves, c'est bel et bien après la Tunisie, le Maroc. Et c'est même un paradoxe que cette célébration dans un pays comme le Maroc où la femme n'est différente de l'homme qu'en termes de biologie et d'hormones.

Depuis l'indépendance du Maroc, en 1956, la femme au Maroc exerce toutes les professions de l'activité humaine. Avocate, médecin, diplomate, ministre, sportive, professeur, etc. Avant la Libération nationale, la femme jouait un rôle majeur de militante et de compagnon d'armes dans la lutte pour l'indépendance. En 1947, le Roi Mohammed V avait effectué un voyage historique dans la ville de Tanger où il y prononça un important discours, à la Mandoubia, qui avait valeur de symbole. Ce voyage du Roi du Maroc dans une ville considérée comme une « zone internationale », feu S.M. Mohammed V l'avait entrepris en compagnie de ses enfants, les Princes Moulay El Hassan, Moulay Abdallah, les Princesses, LL.AA.RR. Lalla Aïcha, Lalla Malika et feue Lalla Nezha. La présence des Princesses, le discours que SAR la Princesse Lalla Aïcha prononça à cette occasion en disait long sur la place que le Libérateur accordait à la femme. Rien n'illustrait mieux cette volonté de lui accorder sa plénitude, ses droits et ses devoirs que cette présence active des Princesses.

Feu S.M. Hassan II s'inscrivit dans la même culture. Mais, c'est Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui donna le véritable ton, la manière, le style à une émancipation d'autant plus concrète et profonde qu'elle s'est traduite immédiatement par une série de réformes radicales. La mise en œuvre du Code de la famille, véritable révolution « copernicienne », l'insertion plus que large que jamais auparavant de la femme dans le champ politique, son poids apprécié à sa juste valeur dans la société, sont venus conforter une évolution et une dynamique jusque-là inédites. Des femmes parlementaires, membres du gouvernement, actrices de la société civile, la « dimension féminine » n'est pas seulement une réalité consubstantielle qui conforte une autre réalité sociologique qui fait que la population marocaine se compose d'une femme sur deux, mais elle est aujourd'hui représentative d'une évolution où la femme s'impose d'elle-même.

La Moudawana a mis fin aux inégalités juridiques, mais le combat de la femme marocaine, en termes d'éducation, d'études et de formation, accomplit une œuvre d'émancipation qui, depuis cinquante ans maintenant, ne s'est jamais arrêtée. La femme est l'égale de l'homme, certes ! Mais elle est aujourd'hui son « challenger », cette vertueuse part de son bonheur et, pour ne pas déroger à la provocation, elle est sa source de bonheur, la justification de son existence et sa raison d'être. Marocaine, oui, mais universelle parce qu'elle ne le cède en rien aux autres femmes de la terre.

 

                                                               Par : LE MATIN



08/03/2008
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